Tribune de Florian Philippot dans Westmonster (version française)


Nigel Farage m’a dit quelque chose d’essentiel quand je l’ai rencontré la semaine dernière : la vraie politique, c’est avoir des convictions, un objectif, et ne jamais s’en détacher. Cette ligne de conduite fut la sienne, et après des années de combat politique, a triomphé par l’organisation d’un référendum sur le Brexit, et la victoire du camp de l’indépendance nationale.

Je partage à 100% cette façon d’envisager l’engagement politique  : au service de son pays et de ses convictions, et de rien d’autre.

Cette certitude m’a amené à quitter un parti politique dans lequel j’ai beaucoup milité, travaillé, mais qui a pris récemment un chemin le ramenant des années en arrière, loin de ce qui me semble bon pour la France.

J’ai aujourd’hui créé un nouveau mouvement politique, plus moderne, plus jeune, baptisé Les Patriotes, dans le même état d’esprit que celui qui anime Nigel Farage : servir mon pays. Mes deux collègues eurodéputés Patriotes et moi-même avons eu l’honneur et le bonheur de rejoindre le groupe EFDD au parlement européen. On y a découvert des délégations nationales diverses, accueillantes, motivées et professionnelles. EFDD, c’est un nom formidable : celui de la Liberté, qui guide chaque pas de notre action politique, et celui de la Démocratie directe, à laquelle je crois profondément, qu’elle s’exprime par le référendum traditionnel ou par le référendum d’initiative populaire.

 

Avec nos amis du groupe EFDD, nous allons suivre de près le Brexit, ce chemin qui va mener un pays, le Royaume-Uni, de la prison des peuples qu’est l’Union Européenne vers la liberté. Un chemin que l’oligarchie qui dirige l’UE tente chaque jour de miner, car on sait depuis longtemps que l’Union Européenne n’est plus un projet politique, mais une idéologie, une religion sectaire, qui préférera tout casser autour d’elle plutôt que d’être remise en cause. Les pressions bruxelloises sont fortes, mais je sais que le peuple britannique sera persévérant, qu’il refusera qu’on lui vole son vote, et qu’il imposera la liberté et la plénitude de ses droits démocratiques. Il le fera conformément à la tradition très ancienne d’une nation brillante qui a inventé la démocratie moderne et ne s’est jamais dicter sa conduite.

 

Cette victoire du Brexit nous inspire et nous renforce : l’indépendance est donc possible ! Et elle est synonyme de positif, très loin des caricatures apocalyptiques promises par les défenseurs de l’Union Européenne.

 

Dans mon pays la France, je suis avec les milliers de Patriotes qui nous ont déjà rejoints, engagés pour le Frexit et l’indépendance nationale. Un Frexit organisé bien sûr, fait avec méthode, mais un Frexit car tous ceux qui promettent de modifier l’UE sont dans le mensonge. Admirateur depuis que je suis enfant du Général de Gaulle, amoureux de notre histoire nationale, celle des Rois, de l’Empire et de la République, je sais combien de sacrifices la France a déjà faits dans son histoire pour demeurer ce pays libre que le monde espère.

 

Nous ne nous battons pas pour l’indépendance pour le seul plaisir de l’indépendance. Nous le faisons car sans indépendance nationale il n’y a aucune politique ni aucune démocratie possibles. Nous avons un projet pour la France, pour régler le chômage, créer des richesses, assurer la justice, rétablir la sécurité, résoudre le chaos migratoire et le terrorisme islamiste, développer les énergies responsables de demain, remettre l’école debout. Mais ce projet ne pourra être mis sur pieds qu’à la condition que nous ayons la capacité politique de le faire, qu’à la condition donc que nous ne soyons plus sous le joug d’une Union Européenne au service exclusif de la chancelière Merkel, des lobbies financiers et des technocrates. Sans Frexit, la politique n’est plus qu’une succession de promesses mensongères et de marketing publicitaire.

 

Le Frexit remettra la France dans le monde, car rien n’isole plus les peuples que l’Union Européenne. Comme le Royaume-Uni, la France a une vocation mondiale. Sa culture et sa langue sont enseignées et aimées sur tous les continents. C’est hors de la prison européenne que nous pourrons nous faire entendre et de nouveau nous faire aimer. Voilà pourquoi ceux qui assimilent l’indépendance nationale à l’isolement se trompent radicalement : être une nation libre, c’est être dans le monde.