Pagaille Gare Montparnasse : la libéralisation des services publics en cause

Communiqué de presse de Florian Philippot

Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

La pagaille actuelle en Gare Montparnasse ne s’explique pas seulement par la fatalité, mais par une désorganisation et un affaiblissement des services publics français qui commencent à avoir de fâcheuses conséquences.

 

D’un côté la SNCF connaît des incidents majeurs de plus en plus souvent : ils s’expliquent largement par un manque d’investissement. Il est possible de différer un peu des dépenses indispensables, mais après quelques années de retard dans l’investissement un système finit toujours par craquer. C’est ce qu’est en train de connaître le réseau ferroviaire français, victime d’un désengagement de la puissance publique depuis des années. Ce sera encore pire demain avec la libéralisation européenne que le gouvernement vient de faire passer au forceps.
 

Dans l’incident en cours c’est essentiellement RTE, société en charge de la distribution d’électricité, qui est en cause. RTE n’a pas pu empêcher l’incendie et tarde à effectuer les réparations nécessaires. RTE est un rejeton de la libéralisation de l’électricité : société créée en l’an 2000 pour préparer en France l’arrivée de concurrents sur le marché de l’électricité conformément aux directives de l’UE. Auparavant il y avait en France un unique opérateur pour toutes les missions de service public, EDF : cette simplicité permettait de meilleurs résultats, à des tarifs plus bas qu’aujourd’hui.
 

La France doit cesser la libéralisation de ses services publics, qui désorganise de plus en plus gravement le pays. Elle doit pour cela sortir de l’UE et investir dans des services publics nationaux modernes sur l’ensemble du territoire national.

Révélations au Sénat : M.Benalla a-t-il jamais eu la moindre sanction ?

Communiqué de presse de Florian Philippot

Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Les déclarations du directeur de cabinet de M.Macron devant le Sénat ce jour, au sujet de la prétendue suspension de 15 jours infligée en mai à M.Benalla, dévoilent le pot aux roses : tout porte à croire qu’en réalité M.Benalla n’a jamais eu la moindre sanction.

 

En effet, M.Strzoda a déclaré que M.Benalla n’avait eu aucune retenue sur salaire en mai, ni dans les mois qui ont suivi, et que cette retenue s’appliquerait en prélevant des jours sur le quota de congés non pris de M.Benalla, dans le cadre de son licenciement. Cette déclaration contredit totalement les propos du porte-parole de l’Elysée.

 

Au-delà de cette procédure qui interroge (les congés étant des droits acquis), c’est bien l’absence de toute sanction au moment des faits que cette révélation met en évidence, ce qui expliquerait que M.Benalla ait continué ses missions soi-disant retirées ensuite.

 

Cela rejoint également la première version de M.Gibelin selon qui cette sanction, dont il n’avait pas connaissance, n’avait de fait jamais été appliquée.

 

Il est grand temps que M.Macron cesse de prendre les Français pour des idiots et qu’il dise enfin la vérité sur ce que l’on pressent tous. Cette histoire de sanction semble avoir été inventée de toutes pièces après les révélations de la presse. Une telle accumulation de mensonges devient insupportable et pose un problème politique majeur, tant la confiance entre les Français et l’exécutif est désormais rompue.