Faille Krack : de la nécessité des collaborations coordonnées pour assurer notre cybersécurité

Communiqué de Cyril Martinez, référent national thématique en charge du Numérique et de l’Innovation

 

Avec l’expansion de la domotique, des objets connectés et des appareils branchés en Wifi sur Internet, la sécurité des protocoles Wifi est devenue cruciale pour garantir la cybersécurité des données de chaque citoyen. Cependant, une faille révélée par des chercheurs du CERT (Centre gouvernemental de veille, d’alerte et de réponse aux attaques informatiques) montre la fragilité du système sécuritaire actuel (le protocole WPA2), aisément piratable par les cyberterroristes. Cette faille fait émerger de nombreuses questions (légitimes) quant à la garantie de la protection de nos données numériques.

 

Il faut saluer la réactivité des constructeurs d’appareil Wifi qui ont su répondre efficacement, deux jours après, à la menace de piratage. Cette réactivité n’aurait pu se faire sans la collaboration coordonnée entre ces derniers et les organismes de cybersécurité, tel que l’ICASI (International Consortium for Advancement of Cybersecurity on the Internet). Néanmoins, encore à l’heure actuelle, certains constructeurs inspectent toujours leurs systèmes.

 

Cette affaire a surtout rappelé l’évidence que la garantie de la protection de nos données numériques face au cyberterrorisme ne peut se faire qu’au moyen de coopérations internationales avec les acteurs de la communauté de la cybersécurité. Le travail des chercheurs, rendu désormais public, souligne également la suprême nécessité de poursuivre les recherches dans le domaine du Numérique et de la cybersécurité. Les Patriotes défendent le soutien matériel, financier et humain pour renforcer l’efficacité de ces recherches.

 

Enfin, il est regrettable que face à la gravité de la situation (possibilité pour les cyberterroristes de s’emparer et revendre des données personnelles – vol de carte bleue, piratage de conversations, viol de vie privée), les pouvoirs publics français n’aient pas suffisamment alerté les citoyens. Seul le Ministère de Intérieur s’est fendu d’un tweet, lapidaire et brumeux.

 

À l’ère du numérique, la protection des données de chacun est primordiale et cette question doit être la priorité du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.

Communiqué de Sophie Montel

Sophie MONTEL

Vice-présidente Les Patriotes

Député français au Parlement européen

 

Contre les conditions indignes de transport des animaux, la Commission européenne fait la sourde oreille

 

L’Eurogroupe pour les animaux, coalition réunissant des dizaines d’associations pour le bien-être animal partout en Europe (dont la Fondation Brigitte Bardot en France), a lancé une pétition contre le transport d’animaux vivants sur de longues distances ayant récolté plus de 1,1 million de signatures.

Le succès de cette initiative montre à quel point les citoyens des différents États membres de l’UE sont soucieux de la condition animale, et une telle mobilisation aurait dû être accueillie avec intérêt par la Commission européenne.

Hélas, cette dernière a d’ores et déjà indiqué qu’elle ne comptait pas changer la législation en vigueur, en dépit de ces 1,1 millions de signature, et ce alors même que plusieurs États (Allemagne, Pays-Bas, Danemark, Suède, Autriche, Belgique) ont demandé une telle modification.

Les animaux subissent, pour la plupart, des mauvais traitements de leur naissance à leur mort. On peut rappeler pêle-mêle qu’en France, 83% des poulets de chair sont élevés sans accès à l’extérieur, que 95% des cochons sont élevés sur caillebotis en bâtiments, et qu’à leur naissance, on leur coupe la queue, on les castre, on leur lime les dents, le tout sans anesthésie. 

Bref, il y a urgence à travailler sur l’ensemble de la chaîne pour améliorer les conditions de vie des animaux, et le transport est un chantier parmi d’autres. Si la Commission européenne refuse de modifier les règlements européens en vigueur, alors le gouvernement français doit prendre ses responsabilités et imposer des règles plus strictes en la matière.

 

Communiqué de Florian Philippot sur le budget 2018