L’automatisation dans les services : non à la déshumanisation des commerces et aux destructions de centaines de milliers d’emplois.

Communiqué de presse des Patriotes :
 

 

Le développement des caisses automatiques est de plus en plus rapide. Amazon vient d’ailleurs de développer le concept ultime dans ce domaine : le magasin sans caisse ou ce sont des machines qui calculent puis facturent automatiquement le montant de vos courses sur votre compte Amazon. Le commerce sans employé est pour demain et risque de se généraliser.

 

Il y aurait environ 200.000 personnes travaillant pour les caisses de la grande distribution en France. Si on laisse se développer la robotisation des commerces, ces 200.000 personnes vont à terme perdre leur emploi et, compte tenu de leur faible niveau d’études, auront beaucoup de mal à en retrouver un. Les grandes surfaces seront totalement déshumanisées. Les personnes âgées pour qui les commerçants sont parfois la seule personne avec qui elles conversent de la journée seront encore plus seules. Tous les Français risquent de souffrir d’un univers commercial de plus en plus froid et vide. De nombreux autres métiers de service pourraient être robotisés ce qui conduirait à la fois à des pertes de millions d’emplois et à des interactions « sociales » de plus en plus nombreuses avec des robots et de moins en moins avec des humains.

 

Un grand débat doit être organisé sur l’automatisation et la robotisation car les innovations technologiques dans ce domaine vont bouleverser la société. Si cette automatisation semble nécessaire dans l’industrie, où les biens doivent rester compétitifs au niveau mondial et les métiers souvent pénibles, il n’en est pas de même dans le commerce et dans de nombreux services. On doit cependant remarquer qu’il est important que la France se dote d’une industrie dans le secteur des robots.

 

Nous avons le choix du modèle de société dans lequel nous vivrons demain. Pour que ce choix puisse s’exercer, un grand débat doit être lancé sur la robotisation, les limites que nous voulons poser et les secteurs ou celle-ci serait éventuellement interdite. On pourrait imaginer sanctionner ce débat par un grand référendum sur la question. Cela est largement préférable à l’alternative actuellement à l’œuvre : de grands choix sur notre modèle de société pris par de grands acteurs privés dans leur seul intérêt immédiat et sans que les citoyens français n’y prennent part.