Félicitations au gouvernement pour l’idée d’afficher un indice de durée de vie pour les produits électroménagers : il faut même aller plus loin.

Communiqué de presse du Collectif Nouvelle Ecologie

 

Le gouvernement veut que l’affichage des produits électroniques et électroménagers permette aux utilisateurs de mieux appréhender la durée de vie et la réparabilité des produits qu’ils achètent. Ainsi, un indice de durée de vie serait attribué et affiché à l’instar de l’étiquette énergie. Cette mesure correspond au problème de la baisse de durée de vie de nombreux appareils dont peuvent témoigner tous les Français.

 

Une fois n’est pas coutume, le Collectif Nouvelle Ecologie félicite le gouvernement pour cette mesure à venir contre l’obsolescence programmée, pragmatique et très positive pour l’environnement. Il s’agit de la proposition 19 de notre Collectif publiée pour l’élection présidentielle de 2017 que nous rappelons ici.

 

Proposition 19Mettre en place des lois contre l’ « Obsolescence programmée » pour défendre les consommateurs contre ces pratiques inacceptables et anti-écologiques. (Affichage dans les magasins de la durée de vie réelle estimée des appareils électroménagers, gros appareils réparables, grâce à une loi rendant les pièces détachées abordables, augmentation de la durée de garantie des produits chers …)

 

Cependant, il nous semble que l’indice de durée de vie englobant la réparabilité et la durée de vie, manque de lisibilité. Nous pensons que l’affichage d’une durée de vie estimée sans panne, évaluée par un organisme français officiel, est préférable. Un consommateur français pourrait ainsi en un coup d’œil savoir que telle machine à laver qu’il souhaite acheter a une durée de vie de 5 ans et telle autre de 15 ans et faire ainsi un bon choix pour l’écologie et ses finances personnelles. Il serait possible d’adjoindre à cette durée de vie une note de A à C selon la facilité de réparation du produit.

 

Nous avions aussi proposé que le prix d’achat des pièces détachées soit limité afin que les consommateurs ne soient pas découragés de réparer : on pourrait imposer aux constructeurs que le prix d’achat du produit en pièces détachées n’excède pas, par exemple, deux fois la valeur du produit neuf.

 

Inclure les voitures et les autres matériels de transport dans cette obligation d’affichage de la durée de vie estimée serait aussi une excellente mesure afin d’inciter les constructeurs à allonger leur longévité et leur facilité à être réparée.

 

Ces mesures participeront à une protection efficace de notre environnement tout en favorisant l’emploi en France puisque de très nombreux postes de réparateurs pourraient être créés. Cela démontre ce que nous disons depuis notre création : la défense de l’environnement peut être pragmatique, positive pour les citoyens et pour notre économie.