Réaction de Florian Philippot au Grand Entretien d’Emmanuel Macron

5 mois après son élection, Emmanuel Macron a donc donné son premier entretien télévisé. C’est un changement majeur dans sa stratégie de communication qui traduit une fébrilité grandissante au sein de l’exécutif devant l’impopularité croissante et le refus par les Français des mesures du nouveau pouvoir.

Si cet entretien était très attendu par le petit milieu, il l’était beaucoup moins par les Français, déjà assez indifférents à la parole présidentielle.

On peut affirmer que cet exercice a été parfaitement raté et qu’il n’aura pas rassuré les Français inquiets.

Emmanuel Macron a passé un temps considérable à se justifier, très laborieusement, sur son vocabulaire inapproprié, sans parvenir à dissiper l’impression d’arrogance et de mépris qu’il porte aux Français.

Le reste de son intervention a consisté, de manière confuse et souvent brouillonne, à se justifier encore, sur des mesures pourtant injustifiables, parce qu’inefficaces économiquement et profondément contraires aux intérêts des Français, en particulier des classes modestes : loi travail XXL, hausse de la CSG, suppression de l’ISF, baisse des APL, etc.

Il n’aura apporté aucune vision, aucune cohérence, aucune ambition pour la France et les Français. Il a prouvé à l’inverse qu’il a définitivement choisi de s’inscrire dans la parfaite continuité de ses prédécesseurs : de la petite politique, de petites réformes, sans remettre en cause les dogmes européistes qui interdisent tout changement et toute véritable politique en faveur des intérêts des Français. Comme celles de ses prédécesseurs, Hollande ou Sarkozy, son intervention s’est résumée à une fastidieuse revue des petits curseurs sur lesquels le président de la République française garde encore à moitié la main.

Pas un mot d’ailleurs sur l’Union européenne, la soumission à Bruxelles et Berlin, l’absence totale de capacité pour la France à décider de son avenir. Et donc aucune vision.

L’insécurité, l’immigration massive, le communautarisme et la progression du danger islamiste auront été, comme d’habitude, pratiquement passés sous silence, preuve qu’ils ne constituent aucunement un enjeu pour le chef de l’Etat.

Au final, les Français auront pris conscience de la réalité de la politique macroniste, qui ne diffère guère de celle de ses prédécesseurs : elle consiste en un abandon assumé des intérêts des Français, au profit des autorités supranationales qui dictent sa politique à la France, vers toujours plus d’ultralibéralisme, de chômage, de pauvreté, de communautarisme et d’affaiblissement de notre identité nationale.

C’est par une remise en cause fondamentale des dogmes qui régissent la vie politique française depuis des décennies, et donc le choix d’une voie réellement patriotique, crédible, moderne et ouverte, que le peuple français pourra reprendre les rênes de son destin, et mener des politiques réellement favorables à ses intérêts.

Tribune de Philippe Murer, en réponse au discours d’Emmanuel Macron lors des Etats généraux de l’alimentation.

Face aux difficultés immenses de l’agriculture française, Emmanuel Macron a proposé deux mesures principales : la hausse du seuil de revente à perte afin que nos agriculteurs soient mieux rémunérés et des plans pour les filières (restructurations et nouveaux modes de commercialisation orientés vers les circuits courts ou la restauration collective).

Faire en sorte que nos agriculteurs ne revendent pas à perte est une mesure de bon sens. Cependant, lorsque c’est l’industriel qui vend un produit aux distributeurs, celui-ci sera protégé par le seuil de revente à perte mais les agriculteurs ne le seront pas. C’est une première faiblesse. En outre, nos grands distributeurs pourront aisément contourner cette mesure en se tournant vers les produits étrangers pour s’approvisionner à bas coût : l’ouverture totale de notre marché aux importations de très nombreux pays décidée par Bruxelles nous empêche comme toujours de prendre des mesures efficaces de régulation. Et comme les Français peuvent le remarquer lorsqu’ils font leurs courses: les produits français sont de moins en moins nombreux dans les étals de fruits et légumes de nos magasins, qu’ils soient produits en agriculture traditionnelle ou en agriculture biologique.

Quant aux plans de filières, ce sont des restructurations et des modes alternatifs qui sont proposés, et non une reconquête de notre marché intérieur, seule à même de redresser notre agriculture et de sauver nos agriculteurs.

Le président français a beau fustiger les “prix anormalement bas” et déplorer que “les agriculteurs ne peuvent plus vivre du prix payé », il en chérit les causes : des accords de libre-échange mettant nos agriculteurs en concurrence avec tous les pays du monde et une dérégulation du « marché agricole » avec la Politique Agricole Commune dirigée par Bruxelles. Un simple exemple montre bien l’absurdité de cette dérégulation : la fin des quotas laitiers a conduit à l’effondrement du prix du lait et la faillite d’une partie de nos éleveurs. Pire, Monsieur Macron adore et défend sans cesse cette Union Européenne qui négocie aujourd’hui des accords de libre-échange avec les deux pays les plus compétitifs du monde en matière d’élevage : l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Faire mine de défendre nos agriculteurs « et en même temps » mettre en place les conditions de leur naufrage est une insulte faite à nos paysans.

Certes, quelques-uns d’entre eux arriveront à restructurer leurs fermes pour changer leurs modes de production, aller vers des produits « bio » ou labellisés afin de vendre à une clientèle plus aisée et dégager un peu plus de marges. Mais cela ne peut être le chemin de survie de toute l’agriculture française tant que le cadre actuel n’est pas fondamentalement changé.

C’est justement un tel changement de cadre que Les Patriotes veulent proposer à tous les Français, un projet positif pour redonner de l’air à nos agriculteurs, un projet positif pour les Français qui disposeront d’une alimentation plus sûre et plus saine. Ce projet sera développé et aura deux objectifs : la survie et la protection de nos agriculteurs et une transition vers de nouvelles pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Il n’y a pas de fatalité : de nombreux outils peuvent être utilisés dont l’étiquetage clair et obligatoire de l’origine de tous les produits, un patriotisme économique dans les cantines des écoles et des administrations, un protectionnisme intelligent et une nouvelle Politique Agricole Française. Un des piliers de notre pays, l’agriculture, est en péril, tous les patriotes français doivent contribuer à le sauver.

 

Philippe Murer est économiste, auteur de La transition énergétique et co-auteur avec Jacques Sapir de Les scénarii de dissolution de la zone euro.

Communiqué de Florian Philippot sur les réformes à venir de l’exécutif

Communiqué de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.
Assurance chômage, formation professionnelle et apprentissage : vigilance requise, pistes de progrès

 

Le gouvernement entame aujourd’hui une nouvelle phase de concertation avec les partenaires sociaux en vue de préparer une réforme de l’assurance chômage, de la formation professionnelle et de l’apprentissage qui sera soumise à la représentation nationale au printemps 2018.

La méthode choisie, une concertation préalable à l’écriture d’un projet de loi, ne doit pas faire illusion : rappelons en effet que la préparation des ordonnances réformant le code du travail a elle aussi fait l’objet de pseudo concertations qui n’ont rien changé au résultat final, les syndicats ayant en réalité été complices de cette opération scandaleuse de détricotage du droit du travail orchestrée sous la pression de la Commission Européenne.

 

Il s’agit donc aujourd’hui de rester extrêmement vigilant sur les intentions réelles du gouvernement concernant l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage, et d’alerter nos compatriotes, salariés, chômeurs, étudiants ou indépendants sur les effets des décisions à venir.

 

Un premier point nous préoccupe d’ores et déjà : le gouvernement pourrait envisager de baisser sensiblement l’indemnisation de tous les demandeurs d’emploi, afin de financer l’ouverture des allocations chômage aux démissionnaires et aux indépendants. Baisser l’indemnisation du chômage, dans un contexte de pénurie massive d’emplois, augmenterait gravement un taux de pauvreté déjà très élevé, nuirait à la consommation et donc à la croissance globale de l’économie.

 

Quant à la formation professionnelle, s’il importe évidemment d’en simplifier le fonctionnement et de mieux utiliser les budgets astronomiques qui y sont consacrés, elle doit être réformée en poursuivant les objectifs suivants : renforcer la transparence des mécanismes de financement aujourd’hui trop souvent opaques, éviter notamment de financer les organismes dont l’efficacité ne peut être reconnue, guider davantage la formation vers les publics qui en ont le plus besoin (jeunes et demandeurs d’emploi), contribuer à une meilleure insertion professionnelle des publics fragilisés.

 

Quant à l’apprentissage, il doit être puissamment encouragé, pour enfin atteindre les objectifs qu’aucun gouvernement n’est parvenu jusqu’ici à tenir, et doit être ouvert dès l’âge de 14 ans.

 

S’agissant de ces sujets essentiels pour la vie des Français et des entreprises, les Patriotes suivront très attentivement l’élaboration de la réforme à venir, et alerteront les Français sur les conséquences réelles des mesures envisagées, tout en proposant également des pistes d’évolution véritablement conformes à l’intérêt général, la solidarité entre les Français, et l’efficacité économique de la nation.

Communiqué de presse des Patriotes

Dans le cadre de la structuration du mouvement Les Patriotes et fidèles à la volonté affichée par Florian Philippot de s’appuyer sur les initiatives locales, Les Patriotes annoncent ce jour 17 premiers référents départementaux.

 

Ceux-ci sont chargés de fédérer les patriotes au niveau départemental et de contribuer activement à l’accroissement de leur mouvement. Pour démultiplier leur action, ils s’entoureront d’animateurs locaux, par bassins de vie, afin q’aucune énergie ni aucune volonté ne manque au combat pour la France.

 

En outre, au niveau régional et de manière temporaire, ces référents départementaux auront également pour mission de coordonner les différentes initiatives locales, en attendant l’annonce progressive des autres référents dans chaque département.

 

L’objectif est de couvrir l’ensemble du territoire national d’ici l’Evénement fondateur de notre mouvement qui se tiendra en début d’année prochaine.

 

Enfin, quatre premiers référents nationaux thématiques ont été annoncés ce jour, en charge de sujets que nous jugeons essentiels : référents nationaux à la Protection animale, l’Ecologie, le Numérique et l’Innovation, la Politique Étrangère.

 

Toutes les nominations sont à titre provisoire. Elles seront confirmées par les adhérents patriotes eux-mêmes lors de l’Evénement national de 2018.

 

 

Communiqué de presse de Florian Philippot

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

Non à la reconnaissance officielle du drapeau et de l’hymne de l’UE – Oui à leur retrait conformément à la volonté populaire

 

Emmanuel Macron a annoncé aujourd’hui qu’il ferait prochainement une déclaration permettant la reconnaissance par la France du drapeau de l’Union Européenne et de son hymne.
Outre la portée juridique nulle de ce type de déclaration, qui ne vaut pas plus que le bruit éphémère d’un discours, cette déclaration est sur le principe une véritable trahison du vote du peuple souverain exprimé par référendum le 29 mai 2005.
Ce jour là en effet, les Français avaient à près de 55% rejeté le projet de Constitution pour l’Europe, qui contenait notamment ce drapeau et cet hymne.
Nous rappelons aussi au président de la République que la Constitution française dans son titre premier “De la souveraineté”, article 2, ne reconnaît que le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge comme emblème national et “La Marseillaise” comme hymne national.
Tenant compte de cet article, et surtout du vote de 2005, non seulement la France ne peut pas reconnaître l’hymne et le drapeau de l’UE, mais elle devrait normalement procéder au retrait du second des bâtiments officiels et s’interdire de faire résonner le premier lors d’événements officiels.
La République a son drapeau, c’est notre drapeau national. L’oligarchie financière a le sien, c’est celui de l’UE. Ne laissons pas cette dernière prendre le pouvoir.