La moitié des importations chinoises taxées par les Etats-Unis, une authentique révolution de la politique économique américaine.

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Communiqué de presse de Philippe Murer
Economiste

 Donald Trump tient les promesses qu’il a faites au peuple américain : il avait annoncé qu’il prendrait des mesures protectionnistes pour recréer des emplois industriels bien payés aux Etats-Unis, il le fait. Deux cent milliards de dollars d’importations chinoises supplémentaires seront taxées à 10% puis 25%. La moitié des importations chinoises sur le sol américain seront donc dorénavant taxées. Il s’agit d’une authentique révolution de la politique économique de l’Amérique.

  Les multinationales américaines feront un peu moins de bénéfices par la pratique facile de fabrication à bas prix en Chine et de revente au prix fort aux Etats-Unis puisqu’elles devront relocaliser leur production sur le sol américain. Mais ce protectionnisme est une excellente nouvelle pour le reste du peuple américain, pour l’emploi, les salaires, l’industrie et la prospérité des Etats-Unis.

  Notre appartenance à une Union Européenne totalement libre-échangiste nous empêche de suivre la voie américaine et ses conséquences heureuses : emplois nombreux et bien payés, renouveau de notre industrie et croissance. Les patriotes français doivent se battre pour que le peuple français se libère de ses chaînes européennes, que notre pays sorte enfin de sa longue déprime économique et retrouve le chemin de la prospérité et de la liberté.

Plan Santé : Macron renforce la logique comptable au détriment de la santé des Français.

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Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen
Président des Patriotes

 

Le plan « Ma Santé 2022 » présenté aujourd’hui par Emmanuel Macron est, comme son plan anti-pauvreté, un artifice de communication dépourvu de toute ambition et de moyens véritables. Rien dans ce plan n’est en effet de nature à résoudre, structurellement, la situation de crises multiples que connaît notre système de santé : déserts médicaux, encombrement des urgences, manque de moyens, surcharge de travail, déremboursement des soins, etc. Au contraire, en renforçant la logique comptable au détriment de la santé, Macron risque d’aggraver toutes ces difficultés, notamment en matière d’accès aux soins et de maintien des structures hospitalières dans tous les territoires.

 

Cette logique comptable se comprend immédiatement lorsque le président de la République ose déclarer que notre système de santé ne « souffre pas d’un sous-financement », alors que les hôpitaux agonisent littéralement sous les effets de l’austérité. Elle est un signe de plus que le président Macron est coupé des réalités concrètes que vivent les Français.

 

En outre, si Les Patriotes demandaient instamment le desserrement du numerus clausus, ils s’interrogent sur l’annonce de sa suppression totale et son remplacement par un système où la sélection risque davantage d’être décidée par les moyens limités des universités que par le niveau des étudiants et les besoins du pays.

 

De manière générale, ce plan santé passe à côté des vrais enjeux. Pour lutter contre les déserts médicaux, première urgence, Les Patriotes demandent la fin de la liberté totale d’installation des médecins, comme cela est déjà le cas pour d’autres professions médicales, de telle sorte que pendant au moins 5 ans, tous les nouveaux médecins aient l’obligation d’exercer dans un désert médical. Par ailleurs, il faut rompre avec l’austérité qui provoque des ravages à l’hôpital et dans les EHPAD, où le personnel soignant et les patients souffrent de conditions de vie et de travail parfois indignes.

 

Enfin, Les Patriotes estiment que le paquet aurait dû être mis sur la prévention, grande absente de ce plan « Ma Santé 2022 ». Il y a urgence à connecter les enjeux environnementaux et les enjeux de santé publique. Bien manger, bien respirer, bien vivre, sont les premières conditions pour une population en bonne santé permettant, à terme, des économies considérables pour notre système de santé. Cela passe notamment par l’interdiction des produits chimiques dangereux tels que le glyphosate, et les aliments OGM.

Florian Philippot : « Il faut arrêter de promettre cinquante nuances d’Europe ! » (Le Point)

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Lire l’article du Point sur leur site

Le président des Patriotes lance sa campagne européenne avec un mot d’ordre : le « Frexit », titre de l’ouvrage qu’il publie le 19 septembre. Interview.

Propos recueillis par 

 

Le Point : À neuf mois des européennes, serez-vous la tête de liste de votre parti, Les Patriotes, et sur quelle ligne ?

Florian Philippot : Je serai la tête de liste des Patriotes et, sur l’ensemble du spectre politique déjà représenté au Parlement européen, notre liste sera la seule à défendre le Frexit, donc la sortie de la France de l’Union européenne. Nous, nous serons clairs et nous serons les seuls sur cette ligne. Le Rassemblement national et Nicolas Dupont-Aignan ont renoncé à sortir de l’Union européenne, ont mis de côté les convictions sur ce sujet.

Mais le Frexit n’est pas une fin en soi. Ce n’est que le moyen de recouvrer la prospérité, la sécurité, et de revenir à une vraie démocratie. Je ne serai pas sur une campagne théorique sur ce qu’est la souveraineté nationale. Nous serons dans le concret. Si vous voulez éviter de manger du soja OGM et qu’on interdise de suite le glyphosate, si vous voulez qu’on arrête vraiment l’immigration massive, si vous voulez qu’on puisse réindustrialiser la France et créer des emplois, si vous voulez qu’on ait une politique commerciale qui défende notre agriculture et non seulement l’industrie automobile allemande, alors, il faut quitter l’Europe et être indépendant comme le gaulliste social que je suis vous le propose. Il faut arrêter de promettre « cinquante nuances d’Europe » comme le font les autres, les conservateurs, les sociaux-démocrates, les écologistes, les libéraux, etc. Pour nous, le choix est très clair : c’est le Frexit, la liberté.

Dans un monde où les grandes puissances s’organisent contre nous, de Trump à Poutine, en passant par les Chinois, pensez-vous sérieusement que la France puisse s’en sortir seule ?

Mais le Frexit ne signifie pas que nous serons seuls, barricadés derrière des barrières douanières. Nous allons, au contraire, choisir nos alliés dans le monde et au mieux de nos intérêts. Cela s’appelle la coopération internationale. L’Agence spatiale européenne est un très beau projet, et ce n’est pas une émanation de l’Union européenne pour autant. Enfin, pourquoi se cantonner à une vision uniquement européenne des problèmes qui sont, pour beaucoup, à dimension mondiale ? L’Union européenne nous oblige à raisonner à l’échelle continentale sur certains sujets où ça n’a plus de sens. Cela est très réducteur. On nous parle des « valeurs européennes ». Mais ne pensez-vous pas que le Canada ou le Japon partagent aussi les valeurs démocratiques, le principe de l’égalité hommes-femmes, le respect de l’État de droit ? Pourquoi ne pas imaginer un programme Erasmus de la francophonie ?

L’Europe est un continent qui vieillit et dont le poids démographique et économique ne va cesser d’aller en diminuant dans les décennies à venir. Pourquoi s’accrocher à cette Union qui va se rabougrir au lieu de s’ouvrir au monde pour profiter d’une dynamique mondiale, surtout que la France est un pays qui a des territoires partout ? À cela près que, dans ce monde, je considère que la France est encore la mieux placée pour défendre ses intérêts, et non l’Union européenne qui défend les intérêts du plus fort, à savoir ceux de l’Allemagne. Nous disposons d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, d’une armée puissante, d’une diplomatie forte, de la deuxième surface maritime au monde et d’une économie qui est encore dans le peloton de tête des nations. Avec tous ces atouts, dans un monde de coopérations bien choisies et bien pensées, oui, nous serons plus forts en dehors de l’Union européenne.

« Est-ce qu’on a une seule seconde intérêt à se fâcher commercialement avec le Royaume-Uni ? Évidemment non ! Donc, on trouvera un accord »

Le Brexit n’est pas tout à fait une réussite pour l’instant… La preuve en est que Theresa May cherche à ne pas trop s’éloigner de l’Union européenne pour profiter encore de ses avantages… On cherche à nous faire peur avec le Brexit par tout un cinéma, mais il est évident qu’à la fin on finira par se mettre d’accord. Car c’est aussi notre intérêt. N’oublions jamais que le Royaume-Uni est l’un des pays avec qui la France a l’un des plus gros excédents commerciaux. Est-ce qu’on a une seule seconde intérêt à se fâcher commercialement avec le Royaume-Uni ? Évidemment non ! On est déjà en déficit commercial, alors si, en plus, on perd l’un de nos rares excédents… Donc, on trouvera un accord, ce n’est vraiment pas une crainte.

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En revanche, le Royaume-Uni est en train de négocier de nouveaux accords commerciaux dans le monde entier et peut y glisser des clauses environnementales, des clauses sociales, ce qu’il ne pouvait pas faire au sein de l’Union européenne. De même, il maîtrise de plus en plus son immigration. Là-bas, les entreprises augmentent les salaires parce qu’elles ne peuvent plus faire appel à une immigration sous-payée.

Mais la Commission négocie aussi des clauses environnementales et sociales dans les accords de libre-échange…

Si par « clauses environnementales » vous entendez le bœuf aux hormones et les sojas OGM, laissez-moi rire. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le Royaume-Uni va fixer ces clauses selon ses propres critères, ses propres exigences. En Suisse, par exemple, un pays souverain, le gouvernement augmente certains droits de douane sur certains produits, puis les baisse selon la conjoncture. Quand ils éprouvent une difficulté momentanée sur un secteur ou quand ils souhaitent développer leurs propres industries au lieu d’importer, ils ajustent finement leur politique douanière. À l’inverse, s’ils ne produisent pas tel bien, ils n’imposent aucun droit de douane. L’autonomie de la politique commerciale permet beaucoup de pragmatisme et d’efficacité. Ne croyons pas que la France ne serait pas capable de gérer sa politique commerciale.

« Salvini mène de petits combats, qu’il gagne ou qu’il perd, mais il passe à côté de l’essentiel »

La grande « star » politique du moment est Matteo Salvini qui tente une alliance avec Viktor Orbán. Que vous inspire ce tandem ? Vous souhaitez vous joindre à eux ?

Je reconnais à Matteo Salvini un certain courage, mais je suis très perplexe sur la réalité de ses résultats. Il avait promis aux Italiens d’expulser 500 000 clandestins. Il ne pourra pas le faire si l’Italie reste dans l’UE. Il le sait. Il n’en parle plus. En fait, il compte sur l’Europe pour renvoyer les migrants en France… Salvini veut une meilleure application des règles européennes et que la France prenne plus de migrants. Si on est patriote français, on ne peut pas être très heureux de cette situation. Je ne suis pas certain que les électeurs de Marine Le Pen ou de Dupont-Aignan aient pour le moment toute l’information pour comprendre la réalité de la politique migratoire de leur « allié » italien, et cela m’étonnerait qu’ils l’approuvent.

Par ailleurs, cette politique de bloquer les bateaux est très partielle. Ça ne marche pas à tous les coups. Prenez la dernière affaire, celle du bateau Diciotti, qui est resté bloqué à quai en Calabre, avec 150 personnes à bord dans un état sanitaire préoccupant pendant cinq jours, je ne trouve pas cela très humain. Le bateau, soit on l’accepte, soit on le refuse, mais laisser des gens comme ça, ce n’est pas terrible. C’est le pape qui est venu sortir le gouvernement italien de cette situation en faisant débarquer les gens.

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Donc, Salvini mène de petits combats, qu’il gagne ou qu’il perd, mais il passe à côté de l’essentiel. L’immigration légale en Italie ne baisse pas, l’immigration clandestine n’est pas vraiment combattue. Car l’essentiel du flux migratoire ne passe pas par la mer. C’est le regroupement familial. Je propose un moratoire sur le regroupement familial, pendant quelques années, le temps d’assimiler les étrangers déjà présents. Or, si vous restez dans l’Union européenne, vous ne pouvez pas le faire. Selon la directive européenne de 2003, le regroupement familial est obligatoire et cela est renforcé par la Convention européenne des droits de l’homme. En outre, la double peine est interdite. Donc, l’Italie, tant qu’elle reste dans l’UE, est coincée.

« L’Union européenne est un piège qui nous prend par tous les bouts »

Mais le style Salvini, cette manière de « parler peuple », de prendre des décisions qui tranchent ?…

On peut être séduit ou pas du tout par le style Salvini, mais je pense que, chez lui, ce n’est pas une attitude calculée, il était déjà comme ça avant d’être ministre de l’Intérieur. Mais peu importe au fond le bonhomme, moi, j’attends de voir ce que va faire le gouvernement italien sur la question essentielle qui va tout déterminer : le budget. Les Italiens sont tenus par l’euro. S’ils respectent les traités budgétaires, alors, ils ne pourront rien faire de sérieux. Et de toute façon, la BCE ne rachètera jamais leur dette monstrueuse, je pense qu’ils ne se font plus d’illusions là-dessus. S’ils s’écartent des traités, les taux monteront progressivement et ils seront pris à la gorge. C’est le piège terrible de l’euro.

Quant à Viktor Orbán ?

Viktor Orbán joue avec les règles européennes, mais il prend bien garde de ne jamais aller trop loin. Pendant longtemps, il a joué le bras de fer avec l’Union pour obtenir plus de subventions européennes, car son pays, la Hongrie, fait partie des pays qui en bénéficient. L’Europe a entrepris de retourner le rapport de force et de conditionner le versement des subventions au respect des règles migratoires. C’est pour cela que l’Union européenne est un piège qui nous prend par tous les bouts : vous voulez développer une politique économique autonome, les marchés vous enserrent ; vous ne voulez pas des quotas obligatoires de migrants, vous toucherez moins de subventions… En France, on est tenu par l’euro, comme les Italiens.

Vous parlez de l’euro comme d’un « piège », mais les Français tiennent à l’euro, car ils tiennent à leur épargne, même celle constituée par les foyers modestes… Et les traités européens ne sont pas autre chose que les règles communes que nous nous sommes fixées. Quand on est dans un groupe, on respecte les règles communes. Si un État membre s’en soustrait, il lèse tous les autres…

Mais je suis parfaitement d’accord avec vous. C’est bien pour cela que j’ai une position claire : je ne veux plus appartenir à l’Union européenne, car je ne veux pas respecter ces règles que j’estime très contraires à nos intérêts. Je suis cohérent. Emmanuel Macron ou Daniel Cohn-Bendit, ils adorent l’Union européenne et ils veulent plus d’Europe en allant, par exemple, vers l’Europe de la défense, je ne suis pas du tout d’accord avec eux, mais au moins ils ont leur cohérence.

En revanche, ce que je ne supporte pas, ce sont ceux qui veulent tromper l’électeur, Marine Le Pen depuis qu’elle a renoncé à sortir de l’UE, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan ou Laurent Wauquiez, qui sont dans l’entre-deux et qui veulent une Europe à la carte où ils choisiraient ce qui les arrange et ne respecteraient pas ce qui les dérange. Ce n’est pas possible et ils le savent parfaitement. Ils entretiennent cette illusion pour des raisons purement électoralistes. C’est la grande hypocrisie à laquelle il faut mettre fin pendant la campagne européenne. Soyons clairs et francs. De grâce, pour une fois, que l’on parle honnêtement aux Français, nous le leur devons.

– Ouvrage à paraître : Frexit, éditions de l’Artilleur