L’ASSF soutient le mouvement unitaire des surveillants pénitentiaires.

Communiqué de presse de l’Association des Syndicalistes et Salariés de France

 

Suite à l’agression de plusieurs surveillants de prison par des détenus radicalisés ultra-violents, les agents pénitentiaires ont entamé un mouvement social avec blocage de prisons. Ce mouvement est unitaire, puisque les principaux syndicats de la pénitentiaire comme le SNP-FO, l’UFAP/UNSA et la CGT ont appelé à des actions communes.

 

Les personnels de l’administration pénitentiaire ont 5 principales raisons de se mobiliser :

1/ Le manque de sécurité des surveillants et l’agressivité des détenus.

2/ La surpopulation carcérale.

3/ L’insalubrité et le taux de suicide élevé dans les prisons.

4/ Le manque de personnels.

5/ Un “plan pénitentiaire global” annoncé par le gouvernement Macron bien en-dessous des moyens nécessaires pour l’administration pénitentiaire.

 

L’Association des Syndicalistes et Salariés de France, constituée de syndicalistes patriotes, soutient les justes revendications des personnels pénitentiaires pour l’obtention de moyens et de places de prison supplémentaires, grâce à la construction dès maintenant de nouvelles prisons dignes et ultra-sécurisées.

 

Il n’est pas inutile de rappeler que les fonctionnaires de la Pénitentiaire n’ont pas le droit de grève. Ceux qui aujourd’hui se battent le font donc pendant leur temps de repos, ce qui en dit long sur leur exaspération et leurs motivations.

Voeux aux armées : Macron enfume une nouvelle fois.

Communiqué de presse de Florian Philippot
Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Lors de ses vœux aux forces armées, le président de la République s’est une nouvelle fois adonné à une opération d’enfumage en vue de masquer le peu d’ambition de sa politique de défense.

 

Vantant un effort budgétaire « inédit », Emmanuel Macron n’a fait que formuler des promesses creuses et très en dessous des besoins de nos armées. Ainsi, la perspective d’un budget de la Défense à 2 % du PIB ne serait atteinte qu’à l’horizon 2025, soit trois ans après la fin de son mandat, autant dire jamais. Quant à la hausse de 1,8 milliard d’euros annoncée pour cette année, elle sera absorbée aux trois quarts par le surcoût des opérations extérieures et ne tient évidemment pas compte des gels et reports de crédits qui, tous les ans, font que le budget des armées n’est jamais intégralement exécuté.

 

Pour Les Patriotes, un effort réellement inédit en matière de défense consisterait à augmenter le budget des armées à 2 % du PIB dès 2019, puis à tendre vers les 3 %. C’est à ce prix seulement que nos armées pourront relever les nombreux défis qui sont les leurs (vétusté et obsolescence des matériels, contraintes opérationnelles, sauts technologiques, etc.) et assurer la sécurité et l’indépendance de la France.

 

En outre, en critiquant ceux qui s’activent pour que la France se dote d’un deuxième porte-avions, le président Macron semble à son tour balayer ce projet pourtant hautement stratégique et indispensable pour notre crédibilité militaire. Il démontre par là à la fois sa méconnaissance du sujet et son peu de souci pour les profits économiques (notamment en termes d’emploi) et technologiques qui en découleraient.

 

Enfin, sa volonté obstinée de fusionner les groupes français de défense avec leurs concurrents européens nous apparaît comme très dangereuse pour les intérêts industriels de la France. L’industrie de défense est la dernière industrie de pointe encore nationale, il serait dramatique pour notre pays de la dépecer au profit, encore une fois, de l’Allemagne, ou de quel qu’autre Etat étranger.

Après le rejet du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, un débat de fond doit s’engager sur le rythme d’artificialisation des sols dans notre pays.

Communiqué de presse du collectif Nouvelle Ecologie

 

L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) ne verra pas le jour. Le Collectif Nouvelle Ecologie défendait cet abandon du nouvel aéroport et la modernisation de l’aéroport Nantes Atlantique. Les zones de bocage écologiquement riches ne seront pas détruites, détruites pour rien. Car l’ancien aéroport avec son unique piste peut sans problème tripler ou quadrupler le trafic passager comme le montrent les exemples des aéroports de Genève, Stuttgart ou San Diego, pour peu qu’on le modernise évidemment.

 

Etant assez proche de la ville, il peut être relié par le rail et pour un coût très raisonnable à la ville de Nantes, ce qui est une excellente chose pour le confort des passagers, le coût pour accéder à cet aéroport et les rejets de CO2.

 

Enfin, ce nouvel aéroport était une erreur économique puisque la modernisation de l’ancien est évidemment beaucoup moins coûteuse que la construction d’un nouveau.

 

La volonté de forcer la construction de cet aéroport par des élus qui voulaient s’offrir un symbole couronnant leur mandat fut un désastre démocratique accumulant mensonges, mauvaise information des Français et consultation biaisée basée sur une information de mauvaise qualité.

 

Même les écologistes d’EELV ont mal défendu cette cause puisqu’ils affichaient une opposition de principe idéologique mais ne démontaient pas dans les tribunes offertes dans les médias les mensonges des partisans de NDDL.

 

Le mensonge continue aujourd’hui puisque les LR nous expliquent maintenant que le rejet de NDDL est un quitus donné aux zadistes, oubliant la rationalité économique, écologique et amalgamant aux zadistes les nombreux Français opposés à ce projet.

 

Evidemment, l’Etat ne peut donner droit à ceux qui ne respectent pas l’Etat de droit et doit expulser les zadistes.

 

Mais une question de fond émerge après l’abandon de Notre-Dame-des-Landes : nous construisons tellement de nouvelles zones industrielles, entrepôts, zones commerciales, parkings de surface, maisons, routes pour y accéder que nous artificialisons l’équivalent d’un département tous les dix ans. Nous devrons forcément à un moment donné mettre une limite à cette bétonisation du territoire qui se fait au détriment de la Nature et de la beauté de notre cadre de vie. Cela impliquera des choix. Il est urgent de lancer ce débat en France, dans la population et dans les médias afin de trouver des solutions, mais cette fois-ci de façon apaisée et constructive.