Blanquer : l’uniforme, un enfumage de plus.

Communiqué de presse d’Alain Avello
Président de Racine – les enseignants patriotes,

Référent national Les Patriotes à l’Ecole.
 

 

Les milieux conservateurs y trouveront une nouvelle raison de tomber en pâmoison, et « Valeurs Actuelles » le motif de nouveaux éloges : après la dictée quotidienne — déjà annoncée par son prédécesseur —, l’interdiction des téléphones portables dans l’enceinte des écoles et collèges, Jean-Michel Blanquer se proclamait il y a quelques jours favorable au port de l’uniforme en milieu scolaire.

 

Si, au cours de la dernière présidentielle, Racine avait construit et porté cette proposition, c’était au nom de l’égalité républicaine. En effet, le port d’un tel vêtement présenterait comme premier avantage d’estomper les inégalités sociales d’origine qui se marquent par la tenue vestimentaire, l’Ecole devant justement remédier au déterminisme social en élevant les enfants et les jeunes au-dessus de leur condition d’origine.

 

Las, le ministre s’est défendu d’envisager cette mesure comme norme commune, précisant qu’elle ne s’appliquerait qu’ « aux établissements qui le veulent », procédé qui revient à dévoyer un vecteur d’égalité dans le sens absolument contraire : on imagine sans peine l’uniforme devenir l’apanage de certains établissements déjà privilégiés, ce qui ferait de la tenue vestimentaire un marqueur social redoublé.

 

Cette velléité d’instaurer l’uniforme tout en refusant d’en faire la norme commune, contresens délibéré, révèle que ce ministre, n’en déplaise à quelques milieux et à beaucoup de dupes, ne marque aucune « rupture » majeure et ne donne aucune raison de crier « victoire ». Simplement sait-il se saisir, avec une certaine habileté, il est vrai, de thématiques porteuses dans l’opinion pour enfumer sur la véritable nature de la politique qu’il conduit.

Glyphosate : la Commission laisse les industriels à la manœuvre !

Communiqué de presse de Mireille d’Ornano

Référente nationale à l’Ecologie,
Députée française au Parlement européen.
 

Hier, la Commission européenne a formellement adopté le texte approuvant le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 5 ans, suite au vote des 27 Etats membres. Nous avions fermement combattu cette décision, le glyphosate étant considéré comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, et des méthodes de substitution existant.

 

La Commission a par ailleurs fait preuve d’une légèreté saisissante dans les réponses qu’elle a données le même jour à l’Initiative citoyenne européenne « Stop glyphosate », en particulier s’agissant de l’intégrité des décisions prises par les agences européennes chargées d’évaluer la dangerosité des produits. On sait pourtant que l’EFSA (l’agence européenne de la sécurité alimentaire) a largement utilisé des études financées par les industriels pour étayer son approbation du glyphosate. La Commission a balayé les inquiétudes exprimées par la société civile, a refusé de n’autoriser que les études menées à l’initiative des pouvoirs publics et s’est contentée d’évoquer de futures mesures à venir pour renforcer « la gouvernance dans la conduite des études » menées par les industriels.

 

En somme, tout laisse à penser que le lobbying intensif des industriels et leur capacité à influencer les décisions des agences européennes soi-disant « indépendantes » pourront continuer comme si de rien n’était. Cela laisse pantois quand on connaît les ravages causés par les produits qui restent autorisés.

 

Les Patriotes réclament l’interdiction immédiate du glyphosate, avec un délai d’un ou deux ans laissé aux agriculteurs pour s’adapter. Ils insistent sur l’urgence pour la France de recouvrer son indépendance face à l’Union européenne, afin de retrouver la liberté de prendre les mesures favorables à l’intérêt du peuple, et notamment de son intérêt sanitaire.