Communiqué de Philippe Murer

Communiqué de Philippe Murer,

Économiste 

L’évasion fiscale vers le Luxembourg du patron de Publicis démontre l’inefficacité des cadeaux faits aux plus riches par Macron et une certaine ingratitude !

Le patron de Publicis, Maurice Levy, a été fort bien récompensé pour son succès à la tête de l’entreprise privée. Il a touché des millions d’euros de bonus et détient 2% du capital de Publicis représentant environ 275 millions d’euros. Il vient de transférer la moitié de ses actions au Luxembourg, ce paradis fiscal blotti au cœur de l’Union Européenne, afin d’éviter de payer des impôts en France.

 

En sus de la suppression de l’ISF pour les actions et valeurs mobilières, le président Macron avait fait baisser drastiquement la taxe sur les dividendes à 30% afin de favoriser l’investissement en France. Le geste de Maurice Levy démontre qu’il n’en est rien. Tant que les impôts seront supérieurs à zéro et que la loi et les diverses conventions fiscales le permettront, nombre des plus riches transféreront leur argent vers les paradis fiscaux tout en bénéficiant de tous les avantages de la France.

 

Ce fait divers financier démontre deux choses. La première est que la suppression de l’ISF sur les actions et la « flat tax » sur les dividendes sont bien un cadeau aux plus riches et ne permettront pas l’explosion de l’investissement en France. La seconde est que l’Union Européenne, en protégeant les paradis fiscaux comme le Luxembourg, nous empêche de combattre ces comportements inadmissibles de fuite des plus puissants devant l’impôt dû à la collectivité. Dès lors, ce sont ceux qui ne fuient pas, les Français des classes moyennes, qui supportent un fardeau fiscal démesuré.

 

Une grande agilité et une totale liberté d’action du gouvernement français c’est-à-dire la souveraineté nationale sont nécessaires pour en finir enfin avec cette plaie de l’évasion fiscale qui coûte 60 à 80 milliards chaque année soit l’équivalent de notre déficit public. Cela nécessite bien évidemment le Frexit.

 

L’OTAN est caduque.

Communiqué de presse de Florian Philippot

Député français au Parlement européen,
Président des Patriotes.

 

Le Sommet de l’OTAN qui se tient en ce moment à Bruxelles révèle l’inadaptation de cette organisation militaire à l’époque actuelle. Alors que l’OTAN a été imaginée pour faire face au Bloc de l’Est dans le contexte de la guerre froide au XXè siècle, la structure est aujourd’hui un instrument d’hégémonie des Etats-Unis et, paradoxalement, une source de tensions continues entre ses membres comme on le voit en ce moment même.
 

Les enjeux régionaux et mondiaux actuels rendent l’OTAN caduque. Pire, ses mécanismes sont susceptibles de propager la guerre au lieu de la contenir.

 

Il revient à la France d’en tirer les conséquences en quittant en deux temps l’OTAN : d’abord en se retirant du commandement militaire intégré, alors que Nicolas Sarkozy l’y avait remise, rompant alors avec l’héritage gaulliste. Ensuite en quittant l’OTAN quand nous aurons reconstitué nos capacités militaires indépendantes, via un investissement dans la Défense nationale porté à 3% du PIB.

 

La France a vocation à être un point d’équilibre écouté et utile à la paix du monde. Ce rôle requiert qu’elle soit pleinement souveraine et indépendante.

La SNCF ne sera plus chez elle gare du Nord, les Français non plus.

Communiqué de presse des Patriotes

 

A l’occasion du projet de rénovation de la gare du Nord, la SNCF va en perdre la propriété au profit d’un consortium dont Auchan sera majoritaire.

 

La gare sera certes rénovée mais rien n’empêchait l’entreprise publique et l’Etat de le faire par leurs propres moyens. Des panneaux solaires, des espaces verts importants, des parkings à vélo seront installés, amenant plus d’écologie dans la ville. Mais, les surfaces de commerce et de restaurant vont quadrupler.

 

Une gare est un bien commun des citoyens français, elle fait partie de leur patrimoine. Les Français en seront dépossédés au profit d’un groupe d’hypermarché qui va fortement accentuer la marchandisation de cet espace public et en obtenir des revenus démultipliés par l’augmentation de l’argent soutiré aux usagers.

 

L’Etat est l’unique propriétaire de la SNCF et a laissé faire les dirigeants dans cette privatisation de la plus grande gare de France. C’est une faute. Face aux privatisations sans cesse plus nombreuses de notre espace public, il revient aux Français de sanctionner ce gouvernement et de mettre au pouvoir des mouvements politiques qui ne pensent pas la France comme un espace à privatiser et à marchandiser mais comme un patrimoine commun à enrichir et embellir pour les générations de Français à venir.